mercredi 17 mars 2010

La presqu'île de Coromandel

La presqu'île de Coromandel qui fait environ 80 km de long sur 25 km de large se situe à l'est d'Auckland. La présence d'or et de grandes forêts de kauris (grands arbres subtropicaux) a provoqué son développement à la fin du XIXème siècle. Depuis le tourisme a pris le relais car la région ne manque pas d'atouts : plages magnifiques, lieux de pêche, sites de plongée, forêts, sources d'eau chaude, etc...Outre une route qui en fait presque le tour, il existe plusieurs pistes d'où les points de vue sont admirables.
Nous avons eu la chance d'avoir une journée complète sans aucun nuage (ce qui ne nous était pas encore arrivé en NZ) et donc de jouir complètement des panoramas qui s'offraient à nous.
En visitant un parc, assez amusant et surtout très astucieux, consacré au travail de l'eau j'ai pu constater que même aux antipodes, les hommes qui travaillent sur les chantiers routiers (ceux des DDE ou des Conseils généraux) sont sujet à la critique ! (Cf. photo ci-dessous)


Pour voir plus de photos de la presqu'île de Coromandel cliquez ICI

mardi 16 mars 2010

Balades en fôret (Waipoua Forest)


Nous pénétrons dans le sous bois pour aller voir une cascade au nom imprononçable perdue au fond des bois. Le chemin est assez glissant et il faut faire attention. L'ambiance est très spéciale, nous marchons sous des fougères géantes, sous des yuccas, divers palmiers et beaucoup de plantes totalement absentes de la végétation européenne.
On a l'impression de marcher dans une serre tropicale mais contrairement aux serres reconstituées ici on respire aussi bien qu'au Salève !
Ensuite nous abordons la Wapoua forest et ses Kauris géants. Le premier que nous voyons, le roi de la forêt a un volume de 244 m3, de quoi se chauffer pendant 40 ans à raison de 5m3 de bois par hiver ! La circonférence de 14 mètres est impressionnante.. Ces arbres sont très massifs et imposants par leur tronc alors que leur feuillage est insignifiant. On a l'impression que le tronc est presque aussi large à 30 m de haut, qu'au niveau du sol.
Ces arbres ont été massivement surexploités dans les 19 et 20ème siècles, ils sont depuis 1952 totalement protégés.
Pour avoir un aperçu de la végétation subtropicale dans la région du Northland cliquez ICI

Une journée dns la Bay of Islands (Nord de la Nouvelle-Zélande)


La capitaine nous souhaite la bienvenue et nous embarquons pour un tour qui doit durer jusqu'à 16h.
Peu après le départ les dauphins sont en vue, le bateau manœuvre pour les approcher et les passagers les plus courageux se mettent en tenue pour aller nager avec eux. L'équipage déploie un grand filet suspendu sur le côté du bateau et au signal les nageurs équipés de tubas et de palmes s'élancent vers les dauphins, mais ceux ci sont très rapides et il faut ruser pour les approcher, bref c'est une nage symbolique. Le jeu dure bien 3/4h et finalement tout le monde est repêché et se rhabille.
Ensuite notre capitaine, très bavarde nous commente les rochers noirs, puis Marsden Cross où fut prononcé le premier sermon chrétien en Nouvelle Zélande ! Ensuite nous nous dirigeons vers Okahu, puis Motukokako où le bateau passe sous une arche naturelle creusée dans le rochers. Mais ce qui nous a le plus surpris c'est la présence de bancs de poissons bleus qui frétillent en surface, ce sont des poissons d'une vingtaine de centimètres. Les plus courageux des nageurs sautent du bateau et vont nager dans les bancs de poissons bleus.
Nous faisons une halte de 3/4h sur l'ile de Urupukapuka, à Othehei Bay, ce qui nous permet tout juste de monter au somment de l'île pour voir le panorama superbe sur la baie. Les autres îles, ont toutes quelques chose de remarquable, là on a assassiné un tel, à côté on a assassiné toute une famille, ici c'est une île privé, là bas c'est un milliardaire américain qui a construit cette belle maison où il ne vient presque jamais...
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vendredi 12 mars 2010

D' Auckland à Whangarei

Nous passons une excellente journée à Auckland, ville moderne et très jeune. Le port en particulier a été modernisé et l'on trouve à proximité beaucoup de restaurants et de cafés "branchés".


Ce que nous avons préféré c'est notre excursion au Mt Victoria au-dessus de Davenport, en face d'Auckland. On y accède par un ferry et il faut monter sur ce que j'appelle une butte. De là la vue sur les environs est splendide.
Jucy rentals nous fourni une voiture à un très bon prix, mais elle est un peu fatiguée notre Nissan Sunny Saloon avec ses 270 000 km ! Mais bon, elle avance correctement.
Nous partons donc en direction du nord mais par les petites routes et les pistes. C'est un paysage nouveau pour nous, un peu la Suisse à laquelle on aurait ajouté une touche polynésienne : des palmiers, des bananiers, des plages de sable fin, etc...
Waivera, Sandspit, Mattheyson bay, Waipu Cove offrent de belles plages assez variées, sur certaine le sable est noir, sur d'autres il est d'un blanc aveuglant. Au loin il y a toujours quelques îles pour apporter une touche romantique.
A Goat Island Marine Reserve ce sont des rochers qui permettent d'accéder à une réserve naturelle sous-marine, depuis 50 ans il est interdit d'y prélever poissons ou crustacés.
Le soir à Whangarei, ville de 60 000h, nous tombons dans un motel qui est un vrai bijou. Tout  est très bien conçu et surtout tout est nickel, il y a donc bien un petit côté suisse en Nouvelle-Zélande...    Pour voir plus d'images d'Auckland et du Northland cliquez ICI

mercredi 10 mars 2010

La Nouvelle-Zélande est aux antipodes

Nous voici donc aux antipodes, c'est à dire que si l'on perçait un tunnel depuis ici en direction du centre de la terre, l'autre extrémité du tunnel serait du côté de Lyon ou de Paris.
Le décalage horaire est donc de douze heures, si bien que quand il est midi ici il est minuit à Lyon et réciproquement.
Pour rentrer en ligne droite, quelque soit l'itinéraire choisi, que l'on passe au-dessus de Tokyo, de Buenos Aires ou de New Dheli la distance est toujours la même, soit environ 20 000 km !
Le mot "antipode" peut se comprendre aussi comme "sous les pieds", berf nous aurions presque la tête à l'envers...
Notre première impression en arrivant est que la région d'Auckland, à notre grande surprise, paraît très sèche. Heureusement il ya beaucoup d'arbres qui eux sont bien verts.
L'ambiance dans la ville est détendue et bien moins bruyante que Sydney. Il faut dire qu'Auckland ne compte que 1,3 millions d'habitants contre plus de 4 millions à Sydney.

lundi 8 mars 2010

Les pionniers et les explorateurs


En voyageant en Australie on ne peut pas oublier de penser aux pionniers et aux explorateurs qui les premiers ont développé le pays. Il fallait un sacré goût de l'aventure ou être très malheureux dans son propre pays pour venir à 20 000 km de l'Europe natale trouver, espérer un monde meilleur. La première épreuve était bien sûr le voyage : combien fallait il de mois en 1830 pour aller de Londres à Sydney ? En 1788, le premier convoi avait mis sept mois. En 1830 il fallait encore trois mois et plus selon les escales et avec des périls incessants, il suffit de se souvenir de la centaine de bateaux échoués sur la côte entre Melbourne et Adelaide.
Ensuite il y avait bien sûr le climat. Combien de ces pionniers avaient déjà affronté des températures de plus de 30 ° ? Sûrement très peu.
Loin de tout, loin de ses attaches ils devaient construire un monde nouveau, c'est ce qu'ont fait avec courage ces pionniers, copiant beaucoup ce qui se faisait en Angleterre. Rien ici n'a plus de deux cents ans et c'est sûrement ce qui explique le goût des australiens pour l'ancien. Un bout de pont en bois, vestige de cent ans à peine, sera considéré comme un site historique ou comme l'on dit ici comme un « héritage ».
Le paysan n'avait pas la vie facile, mais que dire de l'explorateur, d'un Flinders, d'un Stuart ou d'un Ernest Giles partant avec des chevaux à travers le bush et le désert. Giles avait donné son cheval a un camarade d'exploration chargé d'aller chercher des secours mais celui-ci, Gibson, n'est jamais revenu et a péri dans le désert qui porte maintenant son nom . Giles a survécu car par chance il a trouvé un bébé wallaby qu'il a mangé en entier, fourrure comprise ! Comme ils ne savaient jamais ce qu'ils allaient trouver les explorateurs s'encombraient toujours d'une barque pour le cas où ils auraient à franchir ou suivre une rivière.
Il a fallu des dizaines d'années pour explorer l'intérieur du pays, les expéditions de Giles vers Alice Springs se sont déroulées vers 1873 alors que les premiers colons, en réalité des forçats anglais, sont arrivés en Australie à la fin du XVIIIème siècle. L'indépendance des Etats Unis ayant privé l'Angleterre d'un lieu où elle pouvait envoyer ses délinquants.
Pour se retrouver en Australie, il n'était pas besoin d'avoir tué père et mère, un simple petit vol suffisait.
Le premier ministre actuel, que vous ne connaissez pas, j'en suis sûr (il s'appelle Kevin Rudd) descend justement d'un forçat.

On ne peut pas passer sous silence non plus la présence des aborigènes qui étaient déjà présents depuis 30000 ans lors de l'arrivée des colons européens. Les aborigènes ne faisaient pas de cultures et vivaient simplement de la chasse et de la cueillette. Ils se sont néanmoins affrontés avec les colons et même si depuis une trentaine d'années des territoires leurs ont été « rendus » ils revendiquent encore. Nous avons vu des aborigènes de façon visible surtout dans la région d'Alice Springs et le spectacle de ces malheureux est assez affligeant, on a l'impression qu'ils souffrent presque tous de handicaps divers. Ils se regroupent sur les pelouses d'Alice Springs et mendient quelques dollars.