vendredi 22 janvier 2010

Carte de la Syrie

J'aurai sans doute dû commencer par cette carte, mais la censure m'interdisant l'accès à mon blog depuis la Syrie, j'ai du attendre d'arriver à Amman pour m'atteler aux mises à jour.
En vert sur  cette carte les différents itinéraires que nous avons empruntés. Au nord Alep et ses environs assez verdoyants avec beaucoup de vergers et d'oliviers, à l'ouest, pas très loin de la mer une grande pleine fertile avec une terre rouge légère, apparemment facile à travailler. Au sud de Homs les terrains sont beaucoup plus secs et c'est encore plus vrai quand on part à l'est vers Palmyre par exemple qui est une oasis.
Au sud de Damas, à une cinquantaine de kilomètres, le Hauran, une région qui a son charme avec un plateau basaltique de pierres très noires (comme dns certains coin d'Auvergne, mais attention le Hauran ne ressemble pas du tout à l'Auvergne !).
Celui qui veut simplement bronzer et profiter de la plage ne doit pas venir en Syrie, il serait très déçu, la mer étant une poubelle comme l'ensemble du territoire habité... L'intérêt principal de la Syrie est la richesse de ses sites antiques et leur bon état de conservation. L'ensemble de St Siméon dans le nord, Palmyre à l'est et Bosra dans le sud en sont quelques exemples très connus, mais il  y a de nombreux autres sites peu connus qui méritent le détour. Grâce à nos hôtes de Damas, nous avons pu les visiter et les apprécier.

La mer Morte (-410 m)


Nous sommes arrivés un après midi au bord de la mer Morte. Une fois Amman contournée par l'ouest il faut amorcer une grande descente, à mi descente nous voyons briller une flaque de plomb dans le lointain. Une fois dégringolé les 1300m de dénivelé entre Amman et le bord de la mer Morte l'ambiance change complètement, il fait beaucoup plus doux et la mer est d'un vert pâle peu courant. Cette mer est six fois plus salée que les autres, elle s'assèche rapidement et a perdu déjà un tiers de sa surface en un siècle. Il est envisagé de la recharger avec l'eau de la mer Rouge. Sur les bords côté jordanien, il y a quelques grands hôtels, les plus discrets comme celui d'une chaîne suisse que nous avons choisi, n'ont pas d'impact sur le paysage, mais d'autres, monumentaux, le défigure. En face, côté Palestine,  il existe quelques oasis mais pas de complexes touristiques.

Syrie : les villes et l'urbanisation



Il y a des différences mais en général les agglomérations villes ou villages ne sont pas très belles, principalement en raison des constructions qui sont souvent des cubes assez quelconques mal finis et mal entretenus. Il y a cependant des exceptions : de belles villas en pierres de taille mais entourées de hauts murs et par un environnement généralement si sale qu'il est difficile de dire ce sont de très belles demeures.

Il y a de nombreuses construction en chantier et le développement des banlieues est considérable, il se crée de nouvelles agglomérations.
Les commerces sont très nombreux et regroupés en général par type d'activité. Ils ouvrent vers 9h et ferment assez tard le soir. La fermeture est le plus souvent un simple volet roulant métallique. Le vendredi beaucoup de commerces sont fermés. L'intérieur des commerces est assez poussiéreux et les marchandises rangées un peu n'importe comment. Les commerçants sont honnêtes dans le sens où il n'est pas nécessaire de discuter le prix et d'attendre la monnaie. Les prix sont assez souvent affichés, par exemple chez les marchands d'olives ou d'épices.
Les abords des villes et le bord des routes sont très sales, les ordures et surtout les sacs en plastique traînent absolument de partout (cf. photo). En circulant on à l'impression d'être dans une gigantesque décharge et pourtant j'ai vu des services de ramassages d'ordures passer dans les villes. Ce qui est sûr c'est que la propreté des espaces collectifs n'est pas la priorité des syriens.




Syrie : la circulation

Dans les grandes villes la circulation est intense. Les feux sont très bien respectés. Il s'agit de feux assez modernes qui ont l'avantage d'indiquer le temps d'attente avant le passage au vert ou le temps de vert restant. Pour le reste la circulation est assez chaotique, personne ne respecte les voies de circulation qui d'ailleurs sont rarement marquée au sol. Chacun cherche à passer par tous les moyens. On roule aussi bien à gauche qu'à droite, on double de même.
Les piétons sont ignorés et pourraient attendre indéfiniment aux rares passages piétons. Les voitures n' hésitent pas à stationner n'importe où, bloquant le passage des piétons (cf. photo)


Les agents de police, nombreux dans les carrefours, sont passifs et se contentent de regarder le chaos.
La signalisation de direction est insignifiante, et la signalisation de police presque inconnue. Ne parlons pas du marquage au sol. Comme sur les petites routes il y a de nombreuses tranchées et autres ralentisseurs jamais présignalés ou signalés il s'agit d'ouvrir l'œil. Il y a quelques deux roues, petites motos en général surchargées dans les campagnes et vélos en ville, il y a surtout des vélos solides qui servent de véhicules de livraisons dans les étroits passages des souks. A Damas j'ai vu plusieurs mobylettes électriques, d'origine asiatique comme d'ailleurs la majorité des véhicules. On voit ici beaucoup de Hyundai, Honda, Toyota et des marques asiatiques absolument inconnues dans nos régions. Il y a quelques Dacia, Peugeot, Renault et de rares Citroën. Toutes les voitures sont à essence (pas de diesel).
L'essence coûte 0,40 € et le diesel 0,20 €.
Le grand axe Damas – Alep est une 2 x 2 voies avec carrefours dénivelés et troupeaux de moutons sur le terre-plein central. Sur les accotements il y a de nombreux bars de fortune ou autres points de ravitaillement. Comme il y a quelque fois une glissière centrale en béton cela engendre des contresens, les glissières métalliques sont inconnues.
L'uni des chaussées est le plus souvent acceptable mais sur les routes secondaires il y a des pertes de tracé qui font vraiment peur. Nous n'avons pas vu d'accident, mais en cas d'accrochage il faut attendre l'arrivée de la police, le constat amiable n'existant pas. Je suis content de ne pas conduire dans Damas, marcher est déjà un peu difficile !
Syrie : les villes et l'urbanisation
Il y a des différences mais en général les agglomérations villes ou villages ne sont pas très belles, principalement en raison des constructions qui sont souvent des cubes assez quelconques mal finis et mal entretenus. Il y a cependant des exceptions : de belles villas en pierres de taille mais entourées de hauts murs et par un environnement généralement si sale qu'il est difficile de dire ce sont de très belles demeures.
Il y a de nombreuses construction en chantier et le développement des banlieues est considérable, il se crée de nouvelles agglomérations.
Les commerces sont très nombreux et regroupés en général par type d'activité. Ils ouvrent vers 9h et ferment assez tard le soir. La fermeture est le plus souvent un simple volet roulant métallique. Le vendredi presque tout est fermé. L'intérieur des commerces est assez poussiéreux et les marchandises rangées un peu n'importe comment. Les commerçants sont honnêtes dans le sens où il n'est pas nécessaire de discuter le prix et d'attendre la monnaie. Les prix sont assez souvent affichés, par exemple chez les marchands d'olives ou d'épices.
Les abords des villes et le bord des routes sont très sales, les ordures et surtout les sacs en plastique traînent absolument de partout. En circulant on à l'impression d'être dans une gigantesque décharge et pourtant j'ai vu des services de ramassages d'ordures passer dans les villes. Ce qui est sûr c'est que la propreté des espaces collectifs n'est pas la priorité des syriens.

Syrie : les syriens



Les gens sont aimables, sans agressivité aucune, nous renseigne très bien quand nous demandons quelque chose. Même dans les souks nous ne sommes pas harcelés comme nous avons pu l'être dans d'autres pays. Le type physique des gens est très varié même si les bruns à peau claire semblent être les plus nombreux. Il n'est pas rare de voir de très beaux yeux bleus. La population d'origine est araméenne mais il y a eu de nombreux apports : des grecs, des romains, des arabes, même les francs sont venus jusqu'ici.
Sauf dans des villages chrétiens ou alaouites les femmes ont presque toutes un voile, tous les styles sont représentés du voile intégral (burqua) qui ne laisse absolument rien voir jusqu'à ce que j'appelle la « casquette islamique » un peu enveloppante mais sans plus, en passant par la « boîte aux lettres » qui ne laisse apercevoir que les yeux. Les vêtements féminins sont longs et sombres. Dans la rue on ne voit généralement pas d'adolescente seulement des fillettes jusqu'à 8 ou 10 ans. Le dessus ne laisse en rien préjuger des dessous, qui à voir ce qui est exposé dans les souks, doivent être assez affriolants.
Le look général des hommes est plutôt moderne, pantalon et veste plutôt que robes et djellabas même si ces dernières sont encore portées par les bédouins. Beaucoup d'hommes fument la cigarette et dans les cafés ou restaurant la chicha. Tous sont assez fascinés par la télévision qui fonctionne en continu dans la plupart des magasins et souks.

mardi 5 janvier 2010

Derniers préparatifs !

Notre départ est prévu dans 72h, c'est le moment de boucler les bagages. Nous avons fait une répétition et il s'avère qu'il va falloir prendre en sus de nos deux petites valises un sac de sport pour mettre nos chaussures (de marche en particulier). Les deux valises + le sac de sport pèsent en tout 21 kg. Je trouve que c'est trop même si on va se débarrasser chez Maurice de quelques kilos de livres et de fromage.
Ici le temps est froid (-3°) et depuis hier il y a de la neige (environ 20 cm).
En sus des bagages, nous commençons à fermer la maison, ranger le désordre...